Expiation

ExpiationRoman de Patricia MacDonald (1981)

The Unforgiven

En résumé : Après un séjour de 12 ans en prison, Maggie tente de refaire sa vie sur une île de la Nouvelle-Angleterre, en tant que journaliste. Mais quelqu’un semble vouloir lui rappeler son passé…

Mon avis : Doit-on revenir à nos premiers amours littéraires ? Je me suis posé cette question quand j’ai ouvert ce roman, car quand j’étais petit, j’ai, comme beaucoup d’autres, dévoré les romans de Mary Higgins Clark. La formule ne me paraissait pas si grossière que ça, et je me souviens avoir eu des sueurs froides à la lecture de Recherche jeune fille aimant danser ou Un cri dans la nuit. Mais à force de persévérer dans la découverte de cette auteure, je me suis aperçu que les romans commençaient à se ressembler, et l’effet de suspense s’est émoussé.

Dans ma fringale actuelle de polars, je suis tombé par hasard sur ce volume de Patricia MacDonald, qu’on n’hésitait pas à comparer à la reine du suspense à l’américaine, et me suis dit que ressentir à nouveau les frissons de mon adolescence était une idée plutôt alléchante. Mais autant mes retrouvailles avec Daniel Pennac se sont révélées extraordinaires, autant mon incursion d’adulte dans le thriller féminin d’outre-Atlantique me fait l’effet d’un pétard mouillé.

Maggie a donc passé 12 ans en prison pour un crime qu’elle n’a (évidemment) pas commis. La prison, c’est tellement dur qu’elle a même fait une tentative de suicide ! On sent déjà la battante… Là-dessus elle décide d’accepter un poste de journaliste sur une petite île venteuse, qu’un inconnu lui propose par correspondance et sans véritable sans raison. On sent déjà la finaude… Soi-disant ayant renoncé à l’amour, elle tombe immédiatement sous le charme de son collègue, qui n’est autre que le boy scout/gendre idéal que tous les habitants de l’île, peu enclins à s’ouvrir aux nouveaux arrivants, adorent et adulent. On sent déjà la fouteuse de merde… Vous avez, dès les 30 premières pages, tous les éléments pour deviner comment ça va se finir, si ce n’est qui est la mystérieuse personne qui veut du mal à cette victime auto-proclamée, qu’on aurait envie de gifler même si elle sortait d’un couvent. Entre les pages consacrée au chassé-croisé « Je voudrais t’aimer mais je cache quelque chose, mais je montre à tout le monde que j’ai quelque chose à cacher », et les seconds rôles navrants de clichés (le collègue un peu brute, mais qui est au fond une bonne pâte ; celle qui est jalouse et qui fait screugneugneu avec des regards perfides ; celle qui a décidé qu’elle n’aimerait pas la nouvelle et qui s’exprime comme un chat qui crache…), il n’y a pas grand chose à sauver dans ce roman digne d’un téléfilm M6 dans la section « Destin d’un combat de la vie d’une femme » (après vérification, il y a bien eu un téléfilm, mais une adaptation française pour France 2). Si ce n’est peut-être la scène de la tarte au pommes (je n’en dirai pas plus, des fois que certains masos voudraient quand même s’infliger cette espèce de cupcake au cyanure).

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Classé dans Etats-Unis, Romans

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